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Musique classique et opéra par Classissima

Herbert von Karajan

jeudi 8 décembre 2016


Classiquenews.com - Articles

28 novembre

CD, coffret The Karajan Official Remastered Edition, 103 cd WARNER classics.

Classiquenews.com - Articles CD, coffret The Karajan Official Remastered Edition, 103 cd WARNER classics. « Karajan Official Remastered Edition » édité cet hiver par Warner classics, totalise 101 cd remastérisés, regroupés en 13 coffrets. Tout l’art du chef autrichien enregistré par/ pour EMI, de 1946 à 1984 est ainsi concentré, révélé par la nouvelle prise de son. Les origines sont ainsi totalement révélées : alors que malgré sa dénazification, Herbert von Karajan (1908-1989) peut diriger sans être soupçonné de mensonge – bien qu’il eut de facto, une relation ambiguë avec les nazis (Karajan posséda sa carte du parti), le chef pourtant très talentueux et déjà remarqué, est interdit en Allemagne et dans le reste de l’Europe, de direction, sur toutes les scènes connues. Son passé pèse d’un doute trop encombrant. Et après la guerre, tout un chacun souhaite rompre tout lien avec le passé honteux. Pour Karajan, le salut passera donc par le studio, en Angleterre, grâce à sa rencontre avec l’ingénieur et producteur Walter Legge. En témoigne à partir de 1946, cette frénésie d’enregistrements : Karajan enregistre tout, avec déjà ce soin particulier sur la sonorité souhaitée, servant le répertoire qu’il se forge peu à peu, avec une boulimie aussi scrupuleuse qu’exigeante. Karajan est un perfectionniste dans l’âme, trop soucieux d’idéal, trop esthète et magicien de la beauté, pour ne se contenter que de jouer les oeuvres. A travers cette quête du son absolu, se précise au fond la recherche spirituelle tant espérée : la musique est une vocation, c’est surtout une mystique à laquelle le musicien voue une passion dévorante. C’est pourquoi dès les premiers enregistrements des années 1940, le geste du jeune chef presque quadra, cible bel et bien ce qu’il y a de spirituel dans l’art. Les archives Warner classics nous font écouter tout cela, et de façon magistrale. Le maestro travaille la matière sonore comme le sculpteur cisèle la gangue matricielle pour en extraire l’or et le diamant. Voici donc grâce à cette intégrale audio remastérisée, le son Karajan des origines, celui des années 1940, – de l’immédiat après-guerre, donc dès 1946, jusqu’à 1960 ; puis à nouveau de 1969 à 1984, soit 5 ans avant sa mort. Les orchestres concernés sont au début du cycle, le Vienna Philharmonic (le Wiener Philharmoniker : rien de moins), le Philharmonia (orchestre fondé alors à Londres par Legge), the Berlin Philharmonic (dont Karajan allait être nommé directeur à vie à partir de 1955), les équipes de La Scala, à Milan, sans omettre l’Orchestre de Paris. CD, coffret The Karajan Official Remastered Edition, 103 cd WARNER classics 0190295955199. Pour approfondir, lire notre compte rendu critique du livre KARAJAN, une autobiographie imaginaire (l’auteur Sylvain Fort imagine ce qu’aurait pu écrire le chef autrichien pour couper court à toutes les rumeurs le discréditant… chez Actes Sud, octobre 2016).

Le blog d'Olivier Bellamy

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Isabelle Aubret, soeur Courage

Il y a eu soeur Sourire, et il y a soeur Courage. Jean-Ferrat la considérait comme sa petite soeur et elle a quelque chose d’une sainte laïque, d’une religieuse de la République. Isabelle Aubret fut de tous les combats, la faculté d’indignation est sa force. Quant à la poésie, c’est son petit coin de ciel bleu qui l’aide à trouver de quoi s’enthousiasmer dans la vie. Voici son programme : La valse triste de SIbelius par Herbert von Karajan - Czardas de Monti par Yehudi Menuhin - La symphonie n°1 en ré majeur de Mahler Seiji Ozawa - Le concerto n°1 de Tchaikovsky par Vladimir Horowitz et - Nuit et brouillard par Jean Ferrat - Nous deux par Léo Ferré - Un jour un jour par Isabelle Aubret




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26 novembre

CD, coffret annonce. KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings (1977 – 2004, 10 cd).

CD, coffret annonce. KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings (10 cd). Pour les fêtes, Sony classical nous régale en regroupant tous les enregistrements réalisés par la soprano américaine Kathleen Battle chez Sony : elle fut aussi subjuguante, d’un timbre ductile, lumineux, cristallin, comme touché par la grâce… que capricieuse voire impossible, imposant souvent avec une arrogance irrésistible, grâce au seul talent de sa voix… sublime, des caprices de… diva. Mais n’y tenant plus, la direction du Metropolitan Opera (James Levine qui l’avait remarquée et favorisée dans les années 1980 avec Karajan) décidait en 1994 de se séparer de l’impossible capricieuse, dont il fut reproché, un comportement non conforme à une artiste professionnelle. Les années qui suivirent, surtout à partir de 2000, marquèrent sa lente chute, inexorable isolement malgré la faveur populaire dont la soprano coloratoure bénéficiait toujours. Née à Portsmouth (Ohio) le 13 août 1948, la cantatrice brûle la scène à ses débuts en 1972 à Spoleto (Italie, Festival des deux Mondes), où le chef et directeur de l’événement, Thomas Schippers voit en elle, une étoile nouvelle du chant coloratoure. Kathleen Battle n’avait que 24 ans, pourtant inexpérimentée mais et déjà si prometteuse. Mais le diamant de sa voix éclatante et agile ne tarda pas à lui réserver toutes les faveurs des grands chefs : « La Battle », star des années 1980 principalement, fut la grande diva black aux côtés de sa contemporaine, l’immense et plus durable comme plus constante, Jessye Norman. Pour le Concert du Nouvel An du 1er janvier 1987, Kathleen Battle vit ses heures les plus glorieuses : elle chante sous la conduite de Herbert Von Karajan Voix du Printemps, op.410 – Frühlingsstimmen de Johann Strauss II. D’une agilité rayonnante, alliant grâce et volubilité, la soprano enchanta littéralement l’audience… planétaire. Le concert fait partie du legs aujourd’hui édité par Deutsche Grammophon : il ne figure donc pas dans le coffret Sony classical qui nous occupe ici. Au total 10 cd ressuscitant le parcours d’une légende vocale, humainement difficile, et finalement trop fugace. Les enregistrements datent de 1977 (Cantate BWV 202 de JS Bach) à … 2004, soit presque 30 années de chant marqué par ses envolées lyriques d’une évanescence diamantine à l’agilité déconcertante ; en témoigne ici, les enregistrements de la Symphonie n°4 de Maher (Maazel, 1983) ; ses nombreux récitals conçus rien que pour elle et ses goûts, d’où parfois des programmes affectant un certains maniérisme égotique: avec le trompettiste Wynton Marsalis (1990 / 1991) ; avec le guitariste Christopher Parkening (1996), ou avec le flûtiste Jean-Pierre Rampal (1991) ; sans omettre sa coopération en 2000 avec le compositeur Vangelis (Mythodea, avec Jessye Norman), ses albums compilations associant baroques (Handel, Bach…), mélodistes français, traditionnels sacrés et spirituals… La diva n’a pas vraiment marqué de rôle lyrique (sauf peut-être Semele dans Handel dans un enregistrement paru chez DG), mais sa voix céleste dans Don Carlo (Levine, 1992), comme sa Sophie (miellée, aux côtés de La Maréchale de Fleming, également de 1992 avec Levine) pourront paraître pleinement abouties. Grande critique complète du coffret « KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings » (10 cd, 889853813629), à venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com



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17 novembre

LIVRES, compte rendu critique. Réflexions sur TOSCANINI, musique et politique par Harvey Sachs (Editions Notes de nuit)

LIVRES, compte rendu critique. Réflexions sur TOSCANINI, musique et politique par Harvey Sachs (Editions Notes de nuit). Le biographe Harvey Sachs a publié dès 1991 son essai sur Toscanini (Reflections on Toscanini), en voici l’édition française, pour certains chapitres, réécrits, complétés, enrichis des nouveaux apports ou événements survenus depuis la parution du texte originel. Les 11 chapitres ou « réflexions » ont le ton de la mise au point, effaçant d’emblée certains préjugés ou contre vérités qui continuent pourtant d’entacher le mythe Toscanini. Né en 1867, alors que Brahms et Verdi composaient toujours, le chef italien légendaire n’eut qu’un seul tort, s’éteindre trop tôt à 90 ans (quand même), ou naître pas assez tard : car les témoignages de ses années fastes (les décennies 1930, 1940, 1950…) sont inexistants ou rares ; l’homme télévisuel jouera de fait le jeu médiatique des caméras et sessions filmées qu’à la fin des années 1940, or la direction et le tonus avaient changé. Certes ici on relèvera des tournures parfois déclamatoires, intempestives, voire radicales, liées certainement à un agacement face aux détracteurs et critiques systématiques. Ce qui est surprenant, c’est dès le début, un règlement de compte et une attaque en règle, vis à vis des chefs narcissiques et télégéniques, généreux en manifestations émotionnelles et reconnaissance du public : Karajan et Bernstein. L’auteur en fait les exacts opposés d’un Toscanini, raide mais droit dans ses bottes, sans compromission d’aucune sorte, infaillible, exigeant, ne s’abaissant à aucune marque de faiblesse ou de complaisance. L’art est sa vie. La musique, une vocation et la source d’un continuel dépassement. « Toscanini est à présent le meilleur chef d’orchestre, vraiment car il a tout : âme, poésie, souplesse, audace, raffinement, instinct dramatique — en deux mots, un vrai miracle » : le commentaire vaut bien des louanges, mais ici l’auteur écarte toute réserve : Puccini lui-même dans une lettre de 1922. De chapitre en chapitre se précise outre l’infatigable travailleur, aussi discipliné que Karajan quoiqu’on en dise, la figure du Résistant, de l’humaniste fraternel qui confronté à la montée du fascisme, quitte d’abord l’Italie, puis abandonne Bayreuth, enfin Salzbourg ; poursuivant une carrière à New York et aussi assurant (auparavant) la renaissance de La Scala au début du XXè (installant une fosse pour l’orchestre en 1907 !). Sa probité se rapproche plutôt d’un Mahler qui fut lui aussi, un immense directeur d’Opéra (à Vienne, au moment où Toscanini refonde le Théâtre scaligène). L’éclat de son esprit intransigeant face à la Barbarie s’affirme dans les chapitres plus historiques (« Toscanini et Mussolini », « Toscanini, Hitler et Salzbourg »…). Les derniers textes (« Regarder, puis écouter Toscanini ») tentent de réhabiliter le geste et le son légués par le chef, grâce à une habile analyse des documents vidéo désormais disponibles, et aussi à partir du fonds sonore également publié. Dommage sur ce point que l’éditeur n’ait pas eu l’opportunité de joindre un cd ou un dvd pour se faire une idée concrète et donc de permettre au lecteur mélomane, de juger sur pièces. Le texte demeure complet et richement documenté, en outre illustré grâce à un cahier central photographique. Le mythe Toscanini mérite évidemment des analyses sérieuses ; il reste tant encore à découvrir, écouter ou voir du Maestro – les derniers avatars du legs Toscanini à New York le démontrent encore (sujets du chapitre 8 : « le legs Toscaini »), que toute synthèse sur les dernières recherches et découvertes, est la bienvenue. Ce texte, d’abord américain, ici dans sa traduction française, en fait partie. Très instructif. _____________________ LIVRES, compte rendu critique. Réflexions sur TOSCANINI, musique et politique par Harvey Sachs. Editions Notes de nuit, collection : « la beauté du geste » — parution : octobre 2014, octobre 2016. ISBN : 978-2-9541100-5-9 — 238 pages.

Herbert von Karajan
(1908 – 1989)

Herbert von Karajan est un chef d'orchestre autrichien (5 avril 1908 - 16 juillet 1989). Spécialiste du répertoire austro-germanique de Bach à Bartók ainsi que de l'opéra italien, il a laissé près d'un millier d'enregistrements chez Deutsche Grammophon, EMI et Decca, ce qui en fait un des chefs les plus enregistrés du xxe siècle (entre 200 et 300 millions d'albums vendus).



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