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Musique classique et opéra par Classissima

Herbert von Karajan

lundi 27 février 2017


Les blogs Qobuz

10 février

Le blog-notes de Claude Samuel Le culot de Jean-Christophe Averty Yves Montand et Juliette Gréco – Le jazz à Juan Le Bach de Dinu Lipatti

Les blogs Qobuz Filmé en 1966, le pianiste Thelonius Monk sera, le 17 mars, l’une des références du Festival jazz & Images du cinéma Le Balzac (DR) Il fut un temps où les téléspectateurs, une poignée de privilégiés, imaginaient qu’au-delà d’un media d’information ou de divertissement, leur télé compterait un jour parmi les disciplines artistiques les plus créatives — illusion, hélas ! Ces téléspectateurs téméraires ne rataient sous aucun prétexte les émissions insolites, dérangeantes, provocantes d’un certain Jean-Christophe Averty, ce réalisateur un peu fou qui eut un jour le culot de faire passer (à l’image) des bébés à la moulinette. Scandale ! Déjantés Nous avons eu droit la semaine dernière (en prime time, merci à France 3 !) à une piqure de rappel. À la rubrique « Les trésors cachés des variétés », les films déjantés d’Averty sont revenus secouer notre torpeur pendant près de deux heures dans un subtil montage de Mireille Dumas. En fouillant dans des milliers d’heures d’archives, elle a exhumé des pépites, dont les jeunes téléspectateurs d’aujourd’hui n’ont pas l’idée. Images allègrement mobiles réalisées avec la complicité de quelques icônes de l’époque : d’Yves Montand à Juliette Gréco, en passant par Brassens, Gainsbourg, Henri Salvador, Gilbert Bécaud, France Gall et bien d’autres dont les chansons ont traversé, sans trop de dégâts, quelques décennies. Mais c’était sans doute pousser l’audace un peu loin et, après le départ de Jean-Christophe, personne ne reprit le flambeau. Affolement dans les rares chaumières déjà équipées à cette époque d’un poste de télé… (DR) Quant à notre réalisateur pionnier, ce virtuose des trucages qu’apparemment les directeurs successifs de la télé ne firent pas trop d’effort pour retenir, il se recycla à la radio nationale et nous fit profiter de sa formidable discothèque de jazz, des milliers de vieilles gravures, dont il ne manquait jamais d’indiquer au micro les dates d’enregistrement et les numéros de série… Le rendez-vous radiophonique dura un bon quart de siècle jusqu’au jour où l’un des présidents de l’ORTF considéra que Jean-Christophe avait fait son temps. Mais il n’eut pas, là non plus, de successeurs… J’ai le souvenir de Jean-Christophe Averty au Festival de jazz de Juan-les-Pins où, dans les années soixante, sa caméra captait les prestations des musiciens de jazz les plus fameux. Et il avait un tel sens de la pulsation du jazz, et de la plasticité de l’image, que ses films restent des modèles du genre. Mezzo Si vous en doutez, je vous engage à ne pas manquer au cinéma Le Balzac la séance du 24 février inscrite dans la nouvelle saison de « Jazz et Images », avec le film de 1961 où Averty met en scène, sous le titre « Blues again », quelques représentants de cette belle discipline. De nombreux réalisateurs, qui se contentent (dans le répertoire classique aussi bien) de passer bêtement du chef au soliste (et vice-versa) pendant une poignée de secondes, feraient bien de prendre une très salutaire leçon. Je suis un très bon client de Mezzo et autres chaînes classiques et je suis effaré par la platitude de la plupart des réalisations. Dans un lointain jadis, j’ai invité pour une journée spéciale Jean-Christophe Averty au Festival d’art contemporain de La Rochelle où il pouvait logiquement prendre place et j’imagine que, responsable d’une maison d’opéras, hypothèse complètement farfelue étant donnée ma répulsion pour les tubes de l’art lyrique, je n’aurais pas hésité à lui confier une mise en scène où son imagination, l’acuité de son oreille, son sens du discours musical auraient pu faire merveille. Jean-Christophe Averty en action, sans doute à Juan-les-Pins… Dinu Lipatti Nostalgie… Nostalgie aussi avec la réédition (coffret de trois CD sous le label Warner Classics) du fameux récital que le pianiste Dinu Lipatti donna le samedi 16 septembre 1950 au Festival de Besançon. Cet artiste génial n’avait que trente-deux ans, mais la leucémie (le diagnostic de maladie de Hodgkin avait été établi trois ans auparavant) l’emportera deux mois et demi plus tard. Les micros de la RTF avaient été installés dans la salle du Parlement où se déroulait le concert et, à défaut du direct qui fut annulé, le récital fut enregistré. Magnifique archive, opportunément exhumée. Au cours de cet après-midi d’automne, Dinu Lipatti avait enchaîné devant un public subjugué la Première Partita de Bach, la Sonate en la mineur K.310 de Mozart, deux Impromptus de Schubert et treize Valses de Chopin. Lipatti était à la limite de l’épuisement, comme le relate André Tubeuf, dans son livre intitulé La Quatorzième Valse (aux Editions Actes Sud) et ferma le piano après la Sonate en mi bémol majeur de l’opus 18, la treizième de la série prévue. Et de Bach à Chopin, avec les deux brefs Schubert en prime, tout est miraculeux dans cet enregistrement : la perfection du style, la sobriété des épanchements, les nuances finement contrôlées. Alors qu’en notre époque baroqueuse, les œuvres pour clavier de Bach sont tombées dans la besace des clavecinistes, on constate combien le génie du Cantor échappe aux références instrumentales. Deux artistes d’exception, qui conjuguèrent l’exigence et la modestie : Dinu Lipatti et Clara Haskil (DR) Notre seule religion Dans le même coffret : le Concerto pour piano de Schumann, où la réplique au soliste est donnée par Herbert von Karajan à la tête du Philharmonia Orchestra. Là on constate aussi l’absolue honnêteté de Lipatti par rapport au texte musical. Il disait d’ailleurs : « Notre vraie et seule religion, notre seul point d’appui, infaillible, est le texte écrit. » Vous retrouverez cette belle citation et d’autres aveux et commentaires dans le livre de Grigore Bargauanu et Dragos Tanasescu publié en 1971 et vingt ans plus tard en version française aux Editions Payot de Lausanne. Et vous apprendrez aussi que Dinu Lipatti était né à Bucarest, à la fin de la Grande guerre, qu’il compta parmi ses amis Clara Haskil et Yehudi Menuhin, qu’il fit un long séjour à Paris à la fin des années trente et y rédigea quelques critiques musicales à destination de la presse roumaine. Il écouta Horowitz, et le jugea sans complaisance. À chacun sa famille… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de février 2017 : « Ce jour-là, 25 octobre 1893 : la mort de Piotr Ilytch Tchaïkovski »

Les bons plans de la musique classique

22 février

Promotions du moment : coffrets Gardiner, Ring/Karajan, Richter, Callas, Oïstrakh...

Actuellement de nombreux coffrets sont à prix réduit sur les différents sites... Merci à tous pour les suggestions qui me parviennent chaque jour (et pardon de ne pas avoir toujours le temps, en ce moment, de les répercuter immédiatement ou d'y répondre personnellement) ! Bach : Passions, Messe en si, oratorio de Noel, cantates... (Archiv, 22 CD) John Eliot Gardiner 60 € 27,90 € sur Amazon




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6 février

CD, annonce. L’EFFET MOZART. Réveil, motivation, méditation (3 cd Deutsche Grammophon)

CD, annonce. ” L’EFFET MOZART. Réveil, motivation, méditation “. Après le superbe coffret de l’intégrale Mozart 225, édité pour Noël 2016 par Deutsche Grammophon avec le Mozarteum de Salzbourg , (CLIC de CLASSIQUENEWS 2016) – record de ventes toutes catégories pour l’exercice 2016 (!), Mozart toujours inspire, l’éditeur à la marque jaune or, et son partenaire autrichien : voici un triple coffret au programme réjouissant et équilibré, de quoi vous transmettre un bol d’énergie et de sérénité grâce à la musique du divin Wolfgang. Comme le visuel de couverture l’indique par son dessin : la musique de Mozart décoiffe… Docteur Mozart De nombreuses études scientifiques tout à fait sérieuses ont démontré l’effet Mozart chez les malades en hôpitaux, les enfants et les personnes âgées… des taux de guérison et de bien-être en élévation et une paix intérieure sur une longue durée. Voilà donc un substitut désigné contre le stress et les anti dépresseurs. Mozart calme, apaise, voire renforce le système immunitaire, ou tout au moins prépare mieux le corps et le mental à combattre la maladie. La thérapie est efficace : elle s’impose naturellement dans notre quotidien. Au programme : trois chapitres, trois cd. CD1 : « Mozart au réveil » rassemble des ambiances toniques progressives (Variations : « ah vous dirai je maman », allegro du Concerto pour cor, Minuetto puis Molto allegro de la Symphonie n°40 (la fameuse sol mineur, toute en ivresse et exaltation), transcription pour vents de l’air du catalogue de Leporello, … sans omettre des Noces de Figaro (Non più andrai, et Voi che sapete, portés par un désir et une énergie tendus), enfin la méconnue Sonate de l’Epître en la, et l’irrésistible Alleliua de l’Exsultate jubilate qui reste la partition la plus rayonnante de Mozart. CD2 : « Mozart pour se motiver » : à l’heure de la performance tout cap tout horizon et à toute heure, rien de mieux pour s’encourager vers l’extrême que le Final des Symphonies n°29 et n°39, n°34 et n°35 « Haffner », le Rondo de la Petite musique de nuit, Les ouvertures de l’Enlèvement au sérail / Die Entführung aus dem Serail, et ses accents exotiques, de Cosi fan tutte, décapante course marquée par l’urgence des sentiments, ou l’Allegro de la Sonate pour violon en fa… CD3 : « Mozart pour méditer ». C’est là un autre aspect moins connu, ou volontairement gommé du Mozart, souvent trop galant, décoratif, aimable… sa profondeur, comme sa gravité. Mozart exprime l’essence, … et nous révèle à nous mêmes – dans ses opéras, les personnages vivent une métamorphose bouleversante qui est aussi une sublime expérience pour le spectateur ; pour preuve : La ci darem la mano de Don Giovanni (et Zerlina), Porgi amor de la Comtesse dans Les Nozze di Figaro, l’admirable Soave sia il vento de Cosi, – autant d’airs d’opéra d’une irrésistible vérité, à laquelle répond le chant des instruments seuls ou concertants : entre autres, Andante du Concerto pour piano n°21, Adagio du Concerto pour clarinette, Andantino du Concerto pour flûte et harpe… , sans omettre la force poignante des choeurs composés par le Divin Wolfgang : Lacrimosa du Requiem (dernière section écrite avant sa mort), Laudate Dominum des Vêpres solennelles d’un confesseur… Coffret incontournable par la qualité de sa sélection, et celle de ses interprètes, Deutsche Grammophon oblige (Anda, Argerich, Brenboim, Brendel, Pires, Uchida., Te Kanawa, Terfel, Janowitz, McCair, Von Stade, et les chefs, Böhm, Davis, Gardiner, Levine, Karajan, Krips, Marriner, Solti, Nézet-Séguin… ). Outre ses effets indiscutables sur l’âme, le corps, l’esprit (comme l’ont sait tout est lié), ce coffret est aussi une première entrée chez Mozart, absolument incontournable. Soit une synthèse de Wolfy à recommander, préconiser, offrir et partager. CLIC de classiquenews de fevrier 2017. ____________________ Cd, coffret événement : L’EFFET MOZART. 3 cd Deutsche Grammophon



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3 février

Le blog-notes de Claude Samuel Retour sur Mahler – Glenn Gould, le canadien – La plume de Karajan – Au jeu des questions – Vladimir Horowitz et Virgil Thomson

Henry-Louis de La Grange (1924-2017) ou Mahler sur le bout des doigts Ph. Dominique Degli-Esposti De Mozart à Beethoven, de Chopin à Wagner, nous savons tout (ou presque) de la vie laborieuse et amoureuse des éminents compositeurs qui ont jalonné l’histoire de la musique occidentale. Et c’est l’occasion de saluer le gigantesque travail réalisé sur Gustav Mahler, l’homme et l’œuvre, par Henry-Louis de la Grange dont j’ai signalé le décès la semaine dernière. Travail de toute une vie consigné dans trois gros volumes, disponibles aujourd’hui chez Fayard. Travail de première main, fondé sur une longue prospection aussi bien à Vienne qu’à New York. La référence absolue ! Si l’on en juge par les ouvrages soumis cette année aux jurés du Prix des Muses, désormais Muses/France Musique, les interprètes, dont la vie n’est pas toujours aventureuse, pointent également leur nez dans cette bibliographie musicale et, ici comme dans le domaine politique, un succès de librairie témoigne, en tout cas, d’une belle notoriété. Peu de mélomanes ont, certes, eu la chance d’entendre Glenn Gould, pianiste génialement fantasque dont la brève carrière publique n’est jamais, d’ailleurs, passée par la France. Mais, trente-cinq ans après sa mort, ses enregistrements sont inépuisablement réédités et lui-même reste, sans doute, le plus lu des pianistes du siècle passé. Dans la collection Actes Sud/Classica, Jean-Yves Clément enrichit en quelque soixante-dix pages, notre connaissance gouldienne. En exergue du premier chapitre, cette pirouette en guise de confession : « Je suis un compositeur, un écrivain et un homme de communication canadien qui joue du piano à ses moments perdus »… Herbert von Karajan ou quand le nazisme assombrit une carrière foudroyante – DR Dans la même collection, c’est Sylvain Fort qui s’est chargé d’Herbert von Karajan, de ses turpitudes et de ses coups d’éclat ; et pour mieux défendre un dossier où alternent ombres et lumières, il n’a pas hésité à se mettre dans la peau de l’intéressé. « Moi, Herbert von Karajan… » Première phrase : « Je suis mort le 16 juillet 1989 dans notre maison d’Anif… » L‘adhésion à la section locale du parti nazi ? « Je ne me suis jamais senti coupable. Au contraire, j’ai toujours eu le sentiment d’avoir été moins mouillé que bien d’autres. » Et l’aveu : « Ce zèle militant, je dirais qu’il était lié strictement à des nécessités administratives », et « j’aurais tué pour avoir ce poste de Generalmusikdirektor du théâtre d’Aix-la-Chapelle. » Réponse possible, mais à une question qu’au cours des deux interviews qu’il m’a accordées, dont l’une, en direct, devant les micros de France-Culture, je ne lui ai pas posée. Il est vrai qu’une interview avec Mr. K était très cadrée, soigneusement minutée. On avait prévu une demi-heure et, sans consulter sa montre, il s’est levé brusquement à la trentième minute… Je comprends notre auteur : faire parler le maestro est tout de même plus facile … Le calvaire Autres artistes qui se sont prêtés au jeu des questions-réponses : la très british Felicity Lott qui répond aux questions d’Olivier Bellamy dans Il nous faut de l’amour, ce qu’elle a chanté dans Mozart, Strauss et Offenbach (aux Editions Buchet-Chastel), le couple australien Joan Sutherland / Richard Bonynge, chanteuse et chef, inséparables « à la scène comme à la ville », comme il est dit sur la couverture de cet ouvrage face aux questions de Paul-André Demierre (aux Editions Papillon ), la pianiste chinoise Zhu Xiao-Mei dont le précédent livre, La rivière et son secret, relatait le calvaire d’une musicien classique aux temps de la Révolution culturelle et qui explique maintenant le bonheur d’une terre natale retrouvée (sous étiquette Salvator) ; et la « vie à quatre mains » de Katia et Marielle Labèque que j’ai croisées jadis au Festival de Royan, lorsque Michel Béroff remporta le premier prix du premier Concours Olivier Messiaen — Katia et Marielle qui s’imposèrent d’emblée dans les Visions de l’Amen (d’Olivier Messiaen), dans la Sonate pour deux pianos et percussion de Bartók jouèrent Berio et conquirent une gloire internationale avec George Gershwin. Récit agencé par Renaud Machart pour les Editions Buchet-Chastel. Blanc de poulet et soles fraîches Enfin le nouvel ouvrage, après quelques autres, consacré à l’un des artistes les plus stupéfiants, les plus surprenants, les plus insaisissables du XXe siècle : Vladimir Horowitz, né en terre ukrainienne en 1904, mort à New York quatre-vingts six ans plus tard : Horowitz, L’Intranquille par Jean-Jacques Groleau pour Actes Sud. Et intranquille, il l’était vraiment cet angoissé permanent dont la glorieuse carrière enchaîna les triomphes et les interruptions, avec des retours d’autant plus attendus, d’autant plus frénétiques qu’ils s’étaient fait longtemps attendre. Jean-Jacques Groleau revient avec des détails savoureux sur le quotidien (« blancs de poulet et soles fraîches » au menu), sur la vie sentimentale : homosexualité mal assumée et Wanda, l’épouse, fille du grand Toscanini, toujours aux aguets. Et j’ai le souvenir de la conférence de presse qu’Horowitz donna pour quelques journalistes européens dans les salons des pianos Steinway à New York à l’occasion de l’un de ses retours. À toutes les questions, il ouvrait la bouche et l’inénarrable Wanda prenait aussitôt la parole, de peur que l’illustre virtuose ne se perde dans d’obscurs états d’âme. Vladimir Horowitz, dont Clara Haskil disait : « C’est Satan au clavier » DR Sanglant La critique musicale ne fut pas tendre avec Horowitz ; en particulier, la célèbre plume du Herald Tribune, Virgil Thomson (1896-1989). Après un papier spécialement sanglant, il eut droit à un procès : Wanda l’avait vu somnoler plus qu’il n’est permis. L’histoire ne dit pas ce que décida la justice, mais je me souviens de la réponse qu’il me fit un jour lorsque je lui ai demandé pourquoi, après quatorze ans de bons et loyaux services, il avait jeté l’éponge : « J’ai toujours un peu dormi au concert, me dit-il, mais à la fin, je dormais tout le temps. » Mais quand il ne dormait pas, mon ami Virgil était merveilleusement drôle, comme en témoigne la série d’entretiens que je fis avec lui pour feu la RTF, lesquels doivent être enfouis quelque part, dans les souterrains de l’INA… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de février 2017 : « Ce jour-là, 25 octobre 1893 : la mort de Piotr Ilytch Tchaïkovski »

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3 février

CD, coffret. MSTISLAV ROSTROPOVITCH : complete recordings on Deutsche Grammophon (37 cd Deutsche Grammophon)

CD, coffret. MSTISLAV ROSTROPOVITCH : complete recordings on Deutsche Grammophon (37 cd Deutsche Grammophon). Le coffret événement que publie DG en février 2017 comprend l’intégrale des enregistrements du violoncelliste et chef russe Mstislav Rostropovitch, de 1950 à 2002… Comme le titre de la notice accompagnant ce coffret capital le précise, il s’agit bien de la quintessence du jeu du violoncelle qui s’offre ainsi en 37 cd, celle d’un artiste qui comme le violoniste Yehudi Menuhin sut cultiver en plus de son immense talent artistique, un engagement éthique, humaniste, fraternel comme citoyen du monde, et davantage encore, car aux côtés du violoncelliste, soliste, récitaliste et musiciens complice chambriste, le coffret édité par Deutsche Grammophon rappelle aussi la cohérence impressionnante du chef d’orchestre, chef lyrique dont les intégrales Tosca (en 1976 avec le National de France) et La Dame de Pique (en 1977, même orchestre parisien), avec bien sûr l’excellente soprano Galina Vishnevskaya, – madame Rostro à la ville, dans les rôles de Tosca et Liza-, sont comprises, compléments très nécessaires et avec le recul captivants. Intégrale ROSTRO en 37 cd incontournables Auparavant, le mélomane aura parcouru les cd précédents : (re)découvrant la fabuleuse vibration d’un violoncelliste ardent et fiévreux, concertiste majeur en son temps : Concertos pour violoncelles et orchestre de Schumann (1960, Gennadi Rozhdestvensky), Dvorak (1968, Karajan), Shostakovich (1975, Ozawa), … le partenaire complice se révèle tout autant avec Martha Argerich, Rudolf Serkin, Anne-Sophie Mutter, Sviatoslav Richter (Sonates de Beethoven, 1961-1963), sans omettre les trois versions différentes du Quintette à cordes D. 956 de Schubert (avec Taneyev, Emerson et Melos); des perles historiques sont à souligner, car elles rétablissent le lien entre l’interprète à la forte conscience musicale et nous l’avons dit humaniste, et les grands créateurs de son temps : ainsi la Symphony for cello and Orchestra de Britten, sous la direction de l’auteur (English chamber orchestra, Benjamin Britten, 1964) ; ou encore, les deux mêmes, dans la Sonata for cello and piano de Frank Bridge (1968), … A trois voix, DG réédite de plus anciennes complicités musicales, celle entre autres de 1950, 1951, 1956, associant Rostro et Emil Guilels, Leonid Kogan (violon) dans les trios de Haydn, Beethoven Schumann… Outre le chef lyrique, partenaire complice de son épouse, le coffret souligne aussi l’ouverture et l’engagement du chef symphonique : Concertos pour piano de Schumann et de Chopin (avec Argerich, 1978), les ballets de l’incontournable Tchaikovski : Casse-Noisette et La Belle au Bois dormant (Berliner Philharmoniker, 1978) ; puis tout aussi fondamental pour comprendre en filigrane la profondeur du déraciné, expatrié mais gagnant sa stature de musicien du monde : Symphonie n°5 de Chostakovitch , et Suite n°1 et 2 de Roméo et Juliette de Prokofiev (National symphony Orchestra, 1982). Le dernier cd concerne sa lecture des Concertos pour piano n°3 de Rachmanninov et Prokofiev, en 2002 à Moscou avec le Russian national Orchestra et en soliste, le pianiste Mikhail Pletnev. Coffret événement : CLIC de CLASSIQUENEWS de février et mars 2017. ____________________ CD, coffret. MSTISLAV ROSTROPOVITCH : complete recordings on Deutsche Grammophon (37 cd Deutsche Grammophon) / 1950 à 2002 – Coffret 37 cd événement : CLIC de CLASSIQUENEWS.

Herbert von Karajan
(1908 – 1989)

Herbert von Karajan est un chef d'orchestre autrichien (5 avril 1908 - 16 juillet 1989). Spécialiste du répertoire austro-germanique de Bach à Bartók ainsi que de l'opéra italien, il a laissé près d'un millier d'enregistrements chez Deutsche Grammophon, EMI et Decca, ce qui en fait un des chefs les plus enregistrés du xxe siècle (entre 200 et 300 millions d'albums vendus).



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